SANS
UN MOT
2001 : Chansons pour les pieds Haut de la page
Ensemble
J'ai besoin de nos chemins qui se croisent
Quand le temps nous rassemble
Ensemble tout est plus joli.
Et l'on n'y peut rien
Il fait roi l'esclave
Et peut damner les saints
L'honnète ou le sage
Et l'on n'y peut rien
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l'amour
Et l'on n'y peut rien
Une poussière
C'est le monde et ses maladies
C'est le monde qui vient par ici
Pauvre monde, malade et transi
Vois le monde, sa mélancolie
La pluie
Autant apprendre à marcher sous la pluie le visage offert
Tournent les violons
Juste quatre mots, le trouble d'une vie
Juste quatre mots qu'aussitôt il oublie
Un goût sur tes lèvres
Combien d'années pour élever un enfant ?
Mais pour l'égorger c'est juste un instant
Combien de rêves en route abandonnés ?
D'"automensonges" pour se contenter ?
Combien de verres pour que tombe ton masque ?
Combien d'échecs avant que l'on comprenne ?
Et d'autos brulées pour voter FN ?
C'est un goût sur tes lèvres, juste après les baisers,
Une amertume à peine devinée
Rien qu'un goût sur tes lèvres une infime méfiance
Qui se cache sous les apparences ?
Si je t'avais pas
Bouge pas
C'est ma place à moi
Mon abri mon toit
J'habite tes bras
Là où me caressent tes doigts
C'est pas vrai
Et partout ça mitraille
100 000 vérités
On jure on clame on braille
Ca vient d'tous les côtés
RADIOS et Haut parleurs
Des chaines par milliers
Et passent les rumeurs
Promis craché juré vérifié officiel
Je voudrais vous revoir
Cette lettre peut vous surprendre
Mais sait-on ? Peut être pas
Quelques braises échappées des cendres
D'un amour si loin déjà
Tout nous semblait normal, nos vies seraient un bal
Les jolies danses sont rares, on l'apprend plus tard
Le temps sur nos visages a soumis tous les orages
Je voudrais vous revoir et pas par hasard
Avons-nous bien vécu la même histoire ?
Et se dire merci de ces perles de vie
Il est certaines blessures au goût de victoire
Et vos gestes, y reboire
Tes parfums, ton regard
Ce doux miroir
Où je voudrais nous revoir.
Les p'tits chapeaux
C'est pas la plus jolie,
Ca tombe bien, moi non plus...
Elle a comme une p'tite douleur dans l'regard
Cette ombre qui rend les gens fréquentables
Et j'aime aussi comme elle se passe de moi
Comme elle est fière et secrète parfois
Comme elle donne tout à chaque fois
Elle met des petits chapeaux
Et moi ça me va...
Les choses
Si j'avais si j'avais ça
Je serais ceci je serais cela
Sans chose je n'existe pas
Les regards glissent sur moi
J'envie ce que les autres ont
Je crève de ce que je n'ai pas
Le bonheur est possession
Les supermarchés mes temples à moi
Un tatouage, un piercing, un bijou
Je veux l'image, l'image et c'est tout
Le bon langage, les idées qu'il faut
C'est tout ce que je vaux.
La vie c'est mieux quand on est amoureux
1997 : En Passant Haut de la page
Sache que je
Alors sache que je
Sache le
Bonne idée
Nous avons tous été vainqueurs, même le dernier des derniers
Une fois au moins les meilleurs, nous qui sommes nés
Et rien vraiment ne change mais tout est différent
Comme ces festins qu'on mange seul ou en les partageant
Tout était dit
Quatre mètres infranchissables, un bar un après-midi
Dans chacun de ses gestes un aveu, un secret dans chaque attitude
Ses moindres facettes trahies bien mieux que par de longues études
Sa façon de marcher dans mon rêve, son parfum qui s'évanouit
Quand elle disparait de ma vie
Tout était dit
Quand tu danses
Et toutes les peines, toutes, contre une seule de nos minutes
Le coureur
Puis le hasard a croisé ma vie
J'suis étranger partout aujourd'hui,
Etait-ce un mal, un bien ?
C'est ainsi
Juste quelques hommes
Juste quelques hommes
Quelques hommes justes
Natacha
Je sais mieux choisir un chemin,
Me méfier d'une main
Tu vois je ne sais rien
Les murailles
Et j'avais fait des merveilles en bâtissant notre amour
En gardant ton sommeil, en montant des murs autour
Mais quand on aime on a tort, on est stupide, on est sourd
Moi j'avais cru si fort que ça durerait toujours
J'avais cru si fort que ça durerait toujours
On ira
On laissera nos clés, nos cartes et nos codes
Prisons pour nous retenir
Tous ces gens qu'on voit vivre comme s'ils ignoraient
Qu'un jour il faudra mourir
Et qui se font surprendre au soir
Oh j'ai tant obéi, si peu choisi petite
Et le temps perdu me dévore
Belle, on ira
Et l'ombre ne nous rattrapera peut-être pas
On ne changera pas le monde
Mais il ne nous changera pas
En passant
Doucement reviennent à pas de loup
Reines endormies, nos déroutes anciennes
Déjà ces discrets manques de courage
Tout ce qu'on ne sera jamais, déjà
Serre-moi
Des malins qui parlent haut
Des oubliés privés de mots
Que disent les chansons du monde ?
Que les femmes seraient des fleurs offertes à nos désirs
Mais qu'il faut prendre leur coeur avant de les cueillir
Des vôtres
Pas des pas des pas des pas des pas des
pages à page à page à page à page à
Pas j'ai pas j'ai pas j'ai pas j'ai pas
les mots les mots les mots
J'ai pas les mots qu'il faut
Frères
Frères, mêmes tremblements, même peur et même fusil
Frères, mêmes talismans, même alcool pour un même oubli
Frères, frères d'instant, frères d'histoire
Gravés sur la même pierre glacée sans mémoire
Frères, même anonymat, frères d'absurdité
Frères, frères d'attente au fond des mêmes tranchées
Frères, frères de sang, frère de mal
De pulsions libérées du fond du même animal
Du même animal
Ne lui dit pas
Du silence au mensonge
C'est l'espace des songes
Fermer les yeux
Quand la peine est trop lourde
Quand le monde est trop laid
Quand la chance est trop sourde
La vérité trop vraie
Comme au dernier voyage
Pour y voir enfin mieux
Enfin d'autres images
Quand on ferme les yeux
Quand on ferme les yeux
1990 : Fredericks Goldman Jones Haut de la page
Tu manques
On apprend tout de ses souffrances
Moi j'ai su deux choses, après toi:
Le pire est au bout de l'absence
Je suis plus vivant que je crois
Nuit
Tout n'est plus qu'ombre, rien ne ment,
Le temps demeure et meurt poutant
Tombent les apparences
Nos longs, si longs silences
Les amants se perdent en s'aimant
Je l'aime aussi
Si l'homme occidental est mono-
Game sait-on si l'amour l'est aussi ?
Pas loin d'ici, à quelques kilo-
Mètres l'on dit que le "game est poly"
A nos actes manqués
Aux malentendus, aux mensonges, à nos silences
A tous ces moments que j'avais cru partager
Aux phrases qu'on dit trop vite et sans qu'on les pense
A celles que je n'ai pas osées
A nos actes manqués
Né en 17 à Leidenstadt
On saura jamais c'qu'on a vraiment dans nos ventres
Caché derrière nos apparences
L'âme d'un brave ou d'un complice ou d'un bourreau ?
Ou le pire ou le plus beau ?
Serions-nous de ceux qui résistent ou bien les moutons d'un troupeau
S'il fallait plus que des mots ?
Et qu'on nous épargnent à toi et moi si possible très longtemps
D'avoir à choisir un camp
Un, deux, trois
Il paraît qu'il y en aurait qui se damnent, Pour du pouvoir pour de l'or
Chacun sa façon de brader son âme, On les plaint pour ce qu'ils ignorent
Et c'était plus qu'une musique, Un langage, une communion
Une religion laïque, Notre façon de dire non
Peurs
Qu'est-ce qu'on aurait dû ? Qu'est-ce qu'on aurait pu ?
Personne y peut rien, Chacun son destin
Ici, c'est comme ça, C'est chacun pour soi
On demande rien
Chanson d'amour (...!)
Trêve de discours, y a rien d'pire que l'amour
Sauf de ne pas aimer
Autant le faire, c'est clair
Et puis se taire
1987 : Entre gris clair et gris foncé Haut de la page
Fais des bébés
Si longs longs longs, Comme un jour sans toi
Ou avec toi d'ailleurs, Ca dépend des fois
C'est comme j'te dis chérie
Fais des bébés, fais des bébés
Ca fera peut être des cadavres pour leur saleté de bombe
Mais aussi des cerveaux pour ne pas qu'elles tombent
ABCD fais des bébés
Fais des bébés, fais des bébés
Tu leur diras jamais qu'y a des guerres qui sont saintes
Que la raison d'état efface les cris les plaintes
C'est pas sorcier fais des bébés
Là-bas
J'aurai ma chance, j'aurai mes droits N'y va pas
Et la fierté qu'ici je n'ai pas Là-bas
Tout ce que tu mérites est à toi N'y va pas
Ici les autres imposent leur loi Là-bas
Je te perdrai peut être là-bas N'y va pas
Mais je me perds si je reste là Là-bas
La vie ne m'a pas laissé le choix N'y va pas
Toi et moi ce sera là-bas ou pas Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage N'y va pas
Libre continent sans grillage Là-bas
Beau comme on imagine pas N'y va pas
Ici même nos rêves sont étroits Là-bas
C'est pour ça que j'irai là-bas N'y va pas
On ne m'a pas laissé le choix Là-bas
Je me perds si je reste là N'y va pas
C'est pour ça que j'irai Là-bas
A quoi tu sers ?
Y'en a qui meurent, qui prient pour un morceau de terre
Y'en a qui risquent leur vie pour passer la frontière
Y'en a qui bronzent et d'autres s'font la peau plus claire
Certains s'effraient au fond quand d'autres font des affaires
Il changeait la vie
Il y mettait du temps du talent et du coeur, Ainsi passait sa vie au milieu de nos heures
Et loin des beaux discours des grandes théories, A sa tache chaque jour on pouvait dire de lui
Il changeait la vie
Entre gris clair et grsi foncé
Décolorés les messages du ciel, Les évidences déteintes au soleil
Fané le rouge sang des enfers, L'eden un peu moins pur un peu moins clair
Souillé, tâché le blanc des étendards, Brûlé le vert entêtant de l'espoir
La sérénité des gens qui croient, Ce repos d'âme que donnait la foi
C'est ta chance
C'est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y'a tant d'envies tant de rêves qui naissent d'une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C'est ta chance
Ton appétit ton essence
La blessure où tu viendras puiser la force et l'impertinence
Qui t'avance un peu plus loin
Puisque tu pars
Puisque l'ombre gagne, Puisqu'il n'est pas de montagne
Au delà des vents plus haute que les marches de l'oubli
Puisqu'il faut apprendre, A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des ainsi soit-il
Et puisque tu penses, Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffir
Puisque c'est ailleurs, Qu'ira mieux battre ton coeur
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
Puisque tu pars
J'aurais pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste mais tu ne l'as pas fait
J'aurais pu donner tant d'amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais ça n'était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez
Qu'elle soit-elle
On voudrait bien qu'ils soient à notre image
On voudrait bien qu'ils soient un autre soi
Que ça continue même après la page
Mais qu'elle soit elle, Et le mieux qu'elle pourra
Doux
Si la réussite vous excite, Le style yuppie cool mais dynamique
Coke pour le speed, pills pour la nuit
Oublie
Reprendre c'est voler
Mais l'amour, tu peux tout le garder, Un soir je te l'avais donné
Et reprendre c'est voler, Et reprendre c'est voler
Il y a
Plus la terre est aride, et plus cet amour est grand
Comme un mineur à sa mine, un marin à son océan
Plus la nature est ingrate, avide de sueur et de boue
Parce que l'on a tant besoin que l'on ait besoin de nous
Elle porte les stygmates de leur peine et de leur sang
Comme une mère préfère un peu son plus fragile enfant
Peur de rien blues
Y'a des chose qu'on pense, Qu'on voyait pas comme ça
Mais on garde le silence, Et on presse le pas
Des regards qu'on détourne, Des gestes qu'on fait pas
La conscience un peu sourde, Et pas très fier de soi
Quand la dose est trop lourde, Quand le blues va un peu loin
J'prends ma guitare à la main, Et jl'ai peur de rien
1986 : Non Homologué Haut de la page
Pas toi
Passent les jours, vides sillons
Dans la raison, mais sans amour
Passe ma chance, tournent les vents
Reste l'absence, obstinément
J'ai beau me dire, que c'est comme ça
Que sans vieillir, on n'oublie pas
Quoi que je fasse, ou que je sois
Rien ne t'efface, je pense à toi
Et quoi que j'apprenne, je ne sais pas
Pourquoi je saigne, et pas toi
Parler d'ma vie
Je suis le cours des choses, je vais où l'on m'entraine
Je suis de ces gens là qui ne choisissent pas
Tu peux bien penser que ces vies sont des vies vaines
Mais le hasard invente et colorie parfois
Mais quand je pense à tout ça, ça m'colle la migraine
Pourquoi vendre toujours quand y'a tant à donner
T'as beau m'expliquer qu'ça fait partie d'un système
Il me faut bien des pilules pour l'avaler
Bienvenue sur mon boulevard
J'ai rencontré des mecs qui changeaient de costard
D'après l'cours du kopeck ou celui du dollar
Des montres dégoutants, des crapauds pleins de bave
Ecroulés de rire en contemplant d'autres épaves
Famille
Et creuver le silence, quand c'est à toi que je pense
Je suis loin de tes mains, loin de toi loin des tiens
Mais tout ça n'a pas d'importance
Tu es de ma famille, bien plus que celle du sang
Des poignés de secondes dans cet étrange monde
Qu'il te protège s'il entend
Confidentiel
J'vais pas te dire qu'faut pas pleurer
Y'a vraiment pas d'quoi s'en priver
Et tout c'qu'on n'a pas loupé, le valait bien
Ca restera comme une lumière
Qui m'tiendra chaud dans mes hivers
Un petit feu de toi qui s'éteint pas.
Compte pas sur moi
Oublier d'où je viens, ma mémoire et les miens
non, non, non, non, non
Endosser pour faire bien les nouveaux lieux communs
non, non, non, non, non
Penser qu'on a moins tort quand on hurle plus fort
non, non, non, non, non.
La vie par procuration
La maison si nette, qu'elle en est suspecte
Comme tous ces endroits, où l'on ne vit pas
Les êtres ont cédé, perdu la bagarre
Les choses ont gagné, c'est leur territoire
Délires schyzo maniaco psychotiques
Demain t'aurais raison, mais aujourd'hui t'as tort
Ca dépend des saisons, de l'endroit, du plus fort
Il parait qu'on est des milliards, à s'ignorer dans ce bazar
Mais comment trouver l'identique à mes délires schyzo maniaco psychotiques
1984 : Positif Haut de la page
Envole-moi
J'ai pas choisi de vivre ici, Entre la soumission, la peur ou l'abandon
Je m'en sortirai, je te le jure, A coup de livres, je franchirai tous ces murs
Peitie fille
Y' a pas de suicide au Sahel, Pas de psychiatre en plein désert
Pas d'overdose à Kinshassa, Réponses ou questions ? je sais pas
Petite fille inconséquence, Entre deux tempos qui balancent
Est-ce un présence, une absence ?, Est-ce blessure, est-ce naissance ?
Petite fille malentendu, Petite fille ambiguë
Même si tu as perdu la mémoire, Garde-nous juste un peu d'espoir
Nous ne nous parlerons pas
En quelques phrases en quelques lettres, Il me semble si bien vous connaître
On écrit bien mieux qu'on ne dit, On ose tout ce que la voix bannit
Je chante pour ça
Parce que désespoir pour désespoir, Autant noyer tout ça dans le caviar
Parce que l'amour nous trahit chaque fois, Autant le faire dans des draps de soie
Parce que les dingos, les vrais marginaux, Sont dans les palaces, pas dans les ghettos
Parce qu'on est cuit et qu'on y croit quand même, Le temps d'un regard, Le temps d'un panard
Le temps d'un je t'aime, Ou d'un poème
Encore un matin
Matin pour agir ou attendre la chance, Ou bousculer les évidences
Matin innocence, matin intelligence, C'est toi qui décide du sens
Américain
Dans sa pauvre valise, ses maigres affaires, Une histoire banale d'homme et de misère
Il tient dans sa chemise ses ultimes richesses, Ses deux bras courageux, sa rude jeunesse
Et tout contre sa peau comme un trésor inca, Son nom sur un visa pour les U.S.A.
Dix trains de loosers pour un Rockfeller
Ton autre chemin
On a commencé à se perdre de vue à l'adolescence
Je te trouvais un peu trop austère
Un peu trop sérieux, un peu trop secret
Moi, j'avais besoin de musique, de lumière
Et de futilité
Et aussi des autres
Ton amitié était exigeante, entière, exclusive
Et puis tu as commencé à être absent
Souvent, puis plus longtemps
Ta mère nous disait que tu partais en vacances
Elle ne mentait pas quand j'y repense
En vacance d'envie, en vacance de vie
Et puis la vérité, celle qu'on suppose
Celle qu'on cache, celle qu'on chuchotte
Celle qui dérange, celle qu'on élude
Ton autre chemin, Ton autre chemin
1983 : Minoritaire Haut de la page
Au bout de mes rêves
Et même si tu me laisses, Au creux d'un mauvais détour
En ces moments où l'on teste, La force de nos amours
Je garderai la blessure, Au fond de moi tout au fond
Mais au dessus je te jure, Que j'effacerai ton nom
Comme toi
Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie c'était douceur, rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement,
Elle avait les yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoire et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant
Minoritaire
J'ai pas la fascination des petits tueurs
Miniloubarrivistes ou grands rastallumés
Les rats de la misère et ses perpétueurs
Qui jouent tellement bien le rôle qu'on leur fait jouer
Je ne sais pas encore d'où viendra la lumière
Les solutions magiques plus douces et plus belles
Je ne suis pas certain qu'elle sortira des computers
Mais je suis sûr qu'elle ne viendra jamais des poubelles
Jeanine médicament blues
Puisque mes sentiments sont en panne de moteur
Puisque je ne sais plus où pourquoi à quelle heure
Moi j'ai quelques amis qui me laissent jamais tomber
En liquide en pilule en poudre en comprimé
Les seuls à pouvoir encore me faire ressentir
Des morceaux d'émotion des bouffées de plaisir
Veiller tard
Ces visages oubliés qui reviennent à la charge
Ces étreintes qu'en rêve on peut vivre cent fois
Ces raisons-là qui font que nos raisons sont vaines
Ces choses au fond de nous qui nous font veiller tard
Ces paroles enfermées que l'on n'a pas pu dire
Ces regards insistants que l'on n'a pas compris
Ces appels évidents ces lueurs tardives
Ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit
Ces solitudes dignes au milieu des silences
Ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées
Ces ambitions passées mais auxquelles on repense
Comme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés
Ëtre le premier
On dit qu'il a la chance mais qu'il n'a plus d'amis
Mais moi je sais qu'au moins il est bien avec lui
Comme s'il avait le choix ou cette liberté
Quand on a cette voix qui vous dit d'avancer
Si tu m'emmènes...
J'apprendrai le courage, à la peur qui serre
Je prendrai page à page, la force nécessaire
La pitié le mensonge, si tu me le demandes
Même l'envie qui ronge, et la folie qui mange
Quand la bouteille est vide
Quand la bouteille est vide, Je craque une allumette
Et la bouteille vide, Se remplit de lumière
1981 : Il suffira d'un signe Haut de la page
Pas l'indifférence
Je donnerais dix années pour un regard
Des châteaux des palais pour un quai de gare
Un morceau d'aventure contre tous les conforts
Des tas de certitudes pour désirer encore
Echangerais années mortes pour un peu de vie
Chercherais clé de porte pour toute folie
Je prends tous les tickets pour tous les voyages
Aller n'importe où mais changer de paysage
Effacer ces heures absentes
Et tout repeindre en couleur
Toutes ces âmes qui mentent et qui sourient comme on pleure
A l'envers
J't'ai pas dit les mots des autres, J'connais pas l'vocabulaire
Suffit pas d'être sincère, Y a des façons des manières
J'suis pas doué j'sais pas y faire
Le rapt
J'aurais pu vous rencontrer dans une partie
Vous m'auriez parlé peut-être m'auriez souri
Entre gens d'un certain milieu d'un certain style
Le contact est permis on se trouve en famille
Mais une fois sortis de ces beaux appartements
Les visages et les coeurs se ferment comme avant
Ma famille à moi mon domaine c'est la rue
Mais comment se rencontrer sur une avenue
Quel exil
J'ai posé des questions aux professeurs en blouse blanche
J'ai gagné des calmants à la place de réponses
Sans un mot
Y'en a qui partent en Orient, En Afrique ou en Asie
Pour y soigner les enfants, Et pour s'y soigner aussi yéyé
Brouillard
Savoir briser partir,
Pour ne jamais haïr,
C'est tellement difficile
Juste
Juste juste un petit moment encore, Ici il fait si chaud, il fait si froid dehors
Ca ne prendra pas bien longtemps, Un tout petit instant
Attends au moins la fin du slow, Contre toi c'est si doux, si chaud